Saison actuelle
La saison des neiges, ou saison de la nuit dans le nord du monde. La neige recouvre la terre et la nuit quasi-perpetuelle couvre le septentrion.
improbable ✩ fyra

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improbable ✩ fyra

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Mar 6 Déc - 16:02
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nu comme un ver

un courant d'air. le froid qui s'immisce doucement jusque dans ses os. où suis-je, que fais-je, dans quel état j'erre ?
du monde des songes, il s'extirpe, difficilement, couinant au moindre mouvement. sa douloureuse carcasse lui donne l'impression d'être posée sur un tapi de pierres. et, à vrai dire, la vérité n'est pas loin.
Faolan étire son bras dans un craquement, une grimace venant égayer son visage rougi. il frissonne encore, tâtant de sa main le bord du lit pour trouver cette couverture introuvable. le lit est bien bas tiens... le lit est bas et inconfortable et la couette semble n'être nulle part. il ouvre finalement les yeux.
et là, stupeur. il n'a jamais eu l'air aussi idiot qu'en cet instant.
ses doigts agrippe le sol, sa tête tourne, il s'est relevé trop vite. Les frissons qui parcourt sa peau n'en finissent pas de hérisser ses poils.
il est à poil.
littéralement à poil.
en plein milieu de ce qui semble être un petit bosquet d'arbre.
et, malgré tout ses efforts, les brumes qui l'empêchent d'accéder à ses souvenirs ne veulent pas se dissiper.

qu'est-ce que j'ai fait... et comment je suis arrivé là ???

il n'ose pas bouger, de peur que quelque chose ne s'accroche à son..
les doigts posés sur les tempes, il se masse le crâne dans une tentative relativement désespérée de faire le point.

« comment je fais maintenant.... » finit-il par dire à voix haute.
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Sam 10 Déc - 15:40
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P
rofondément dans la forêt, je marchais isolée avec pour seul compagnon mon loup à mes côtés. Les quelques souvenirs des bois demeurant en moi ne me permettait pas de déterminer où me guidait mes pas et ainsi j'errais. Incertaine de l'issue d'une rencontre avec un Viridien lambda, à aucun instant je n'ai recherché un quelconque contact ou une quelconque indication. Je me plie à la volonté de Ni Ife et puisse-t-elle me conduire où bon lui semble, car ma destinée aujourd'hui comme demain sommeille entre ses mains.

Après de longues journées à piétiner l'herbe fraîche du Rhivarion, je me trouve enfin à la lisière du bois. Ah, quelle ironie. J'étouffe un éclat de rire nerveux dans le creux de ma main et lance une oeillade à mon compagnon qui pour toute réponse dresse ses oreilles sur son crâne. Distraitement, je laisse ma main se perdre dans sa pâle fourrure alors que je me perds dans la contemplation des immenses montagnes qui semblent se dessiner à l'horizon, l'air interdite. Ke'elawyr.

De tous les lieux où j'aurais pu être guidée, il a fallu que je me tienne là. Prise en étau entre de gigantesques monstres de pierre et une forêt des plus inhospitalière. Un long soupire réchauffe l'air contenu à l'intérieur de mon masque. Ayant nullement l'intention de traverser Ke'elawyr sans pour autant ressentir l'envie de retourner me perdre dans les bois, je juge qu'il est bon de faire une halte à la frontière entre les deux régions ennemies. D'une tape sur la cuisse, j'indique à Fem de me suivre et quitte la dense forêt pour ne trouver sur mon passage que quelques bosquets bien ridicules.
Si trop perdue dans mes pensées je ne m'aperçois de rien, mon compagnon lui, qui s'interrompt dans sa marche, m'indique que quelque chose se trame. Sans avoir le temps de lui souffler un ordre, il se détourne et file à une vitesse effarante près d'un regroupement d'arbres à la bien triste mine. Je trottine légèrement afin de le rejoindre, loin de m'imaginer le spectacle auquel j'allais assister.

Enfermée dans mon mutisme, j'observe de toute ma hauteur cet homme dans le plus simple appareil qui gît sur le sol à la fois rocailleux et verdoyant. Derrière mon masque, mes yeux papillonnent d'étonnement. Incapable de procéder à cette scène surréaliste, Fem me ramène à la réalité lorsqu'un grognement sourd se fait entendre. Retroussant ses lèvres, il laisse apparaître des canines prêtes à en faire pâlir plus d'un. Cesse, j'ordonne alors froidement, accompagnant ma parole d'une fugace tape sur son museau. L'animal abaisse la tête puis tourne les talons pour finir par s'éloigner.

Maintenant seuls, je m'enquiers de retirer mon masque. Nu comme un nouveau né, je ne crains pas le moins du monde cet homme à qui je pourrais trancher la gorge plus vite qu'il n'en faut pour le dire et me moque de lui dévoiler mon visage. Je décroche mon masque de mon long manteau de fourrure, celui dans lequel je m'enroule à la nuit venue pour me prémunir du froid et après l'avoir posé à terre, je dépose la fourrure sur le corps de l'homme et demeure accroupie auprès de lui. Mon visage recueillis entre mes mains, je l'observe sans un mot. Je détaille son visage que je juge bien noble ou encore ses cheveux d'une brillance m'étant inconnue et qui, d'une certaine façon m'effraie.

Je glisse une main sur mon flanc de façon à ce qu'elle atteigne une bourse accrochée à ma ceinture. Je dénoue la corde et plonge ma main à l'intérieur pour attraper une poignée de baies cueillie durant mon passage dans le Rhivarion. Tenez, prenez-les, je lance alors que je laisse couler de mes doigts les quelques baies glanées sur le sol face à lui.



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Dim 18 Déc - 18:56
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nu comme un ver


sa voix le fait sursauter, parce qu'il n'y a aucun bruit alentour qui y ressemble. il grelotte, claque des dents et dans une tentative un peu pathétique, se recroqueville, genoux contre poitrine, pour essayer de ne pas perdre le peu de chaleur corporelle qu'il lui reste. une minute passe, puis deux, puis trois... le temps est long et plus il file, plus Faolan mesure à quel point il est dans le pétrin.
il soupire et sursaute, un bruit dans son dos attire son attention. son corps se tend mais il est aveugle à la menace qui le surplombe, un manque de clarté alors que l'engourdissement devient de plus en plus gênant...
et quand la fille apparaît, le peu de pudeur qu'il lui reste lui intime l'ordre de ne pas infliger son manque de mystère à ces yeux. mainssur les parties, il balbutie.

« ok.. »

il essaie de garder une contenance mais la situation lui donne juste l'air idiot. c'est la chaleur de la fourrure qu'elle lui lance qui le ramène peu à peu à la raison. le petit prince s'enroule dedans, reconnaissant mais méfiant.
détaillant la jeune femme, il cligne plusieurs fois des yeux pour evaporer l'épais brouillard qui l'entoure. le froid tue.
la nymphe bouge, il esquisse un mouvement de recul dans le doute d'une proche et possible décapitation.

mais elle ressort des baies de son petit sac et Faolan, surpris, hésite encore un peu avant de tendre une de ses mains. les baies roulent dans sa paume, il les observe et finit par les avaler goulûment juste après que son ventre eut émis un grognement.

« merci » murmure-t-il.

son ventre continu ses gargouillis, de façon moins intelligible ceci dit. il tremble toujours et n'ose bouger. le peuple de ces bois n'a pas la plus sympathique des réputation.
il continue de la jauger, de la juger. elle est intéressante à regarder, différente, avec une beauté empreinte de brutalité.
doucement ses membres engourdis reprennent vie, et une douleur piquante et lancinante s'insinue dans ses nerfs. il a mal, il grimace.

« est-ce que je peux te demander.... où est-ce que je suis ? »

sa peau gelée le fait tant souffrir qu'il réprime de peu un sanglot douloureux ; une larme  s'échappe quand même, qu'il n'essuie pas.
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