Saison actuelle
La saison des neiges, ou saison de la nuit dans le nord du monde. La neige recouvre la terre et la nuit quasi-perpetuelle couvre le septentrion.
Flashback – Il y a des silences qui en disent long comme il y a des paroles qui ne signifient rien Ω Rani

 :: Osa'alia :: Monts brumeux de Ke'elawyr :: Ardmaen Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Flashback – Il y a des silences qui en disent long comme il y a des paroles qui ne signifient rien Ω Rani

avatar
Kaan
Frère du Purgatoire
Messages : 35
Date d'inscription : 22/11/2016
Race : Sang Pur – Puma
Localisation : Souvent à Væli ☼
Profession : Voleur – Mercenaire
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 31 Déc - 0:14
Il y a des silences qui en disent long comme il y a des paroles qui ne signifient rienRani ♥
Askaywen n'a jamais été le mioche dont des parents pouvaient rêver. Depuis sa naissance, il ne connait que les murs de l'orphelinat dans lequel il a grandi et les seules personnes avec lesquelles il lui est donné de parler ne lui font pas vivre l'illusion d'avoir une famille. En effet, les religieux d'Ardmaen n'ont jamais véritablement cherché à l'éduquer. Ce qu'ils pratiquent étant plus du ressort de l'élevage que de l'éducation, ils se contentent bien souvent de le réprimander lorsqu'il commet une mauvaise action ou de lui tapoter le sommet du crâne dans le cas inverse. N'ayant jamais connu la douce odeur d'une mère ou les étreintes puissantes d'un père fier de son marmot, il ne peut que les imaginer, que regarder de loin les autres enfants du village ayant eu le mérite de naître sous une bonne étoile. Il s'est bien souvent demandé pourquoi lui n'avait pas le droit aux mêmes choses, est même allé jusqu'à poser la question à un de ses bienfaiteurs, mais il n'a eu comme réponse qu'un regard compatissant ainsi qu'une petite tape sur l'épaule.

Vas jouer ailleurs, veux-tu ? ” Toujours la même ritournelle, le même regard luisant de pitié, le même toucher dénaturalisé. La jalousie et l'envie n'ont donc pas eu grand chose à faire pour se fabriquer un nid au fond de son palpitant et gangréner jusqu'à la moindre de ses pensées... Il s'est mis à racketter les autres enfants pour effleurer un lambeau de leur quotidien du bout des doigts, quitte à se faire rudement houspiller. Il s'est mis à embêter les autres villageois pour se sentir exister le temps d'un instant, pour voir que lui aussi pouvait faire naître des émotions chez les autres, différente de cette pitié mielleuse et dégoûtante qu'on lui servait à toute heure.

Cependant, ses actes n'ont fait que révulser davantage autrui, que les éloigner un peu plus chaque jour. Et on a vite fait le rapprochement entre sa mère et lui, avançant qu'un enfant avait toujours la même valeur que ses parents, tout comme la chienne galeuse qui transmettait sa tare à ses chiots...

Heureusement, une femme ne s'est pas totalement écartée de lui. L'herboriste du village faisait même parfois appel à lui pour l'aider à ranger son établi ou piler des plantes odorantes pendant qu'elle s'occupait de quelque chose de plus urgent... C'était sa manière à lui de donner un coup de main à son village, sans que quiconque ne le sache, pour rendre la nourriture ou les vêtements usés qu'on lui a donnés.

« Askaywen, un homme va venir chercher ce remède aujourd'hui. Je compte sur toi pour le lui amener. »

Elle ne lui accorde pas un sourire, mais l'enfant sent au ton de sa voix qu'elle est sereine, alors lui étire une risette sur son visage pour eux deux. Il hoche la tête, attrape le petit pot en bois contenant le fameux soin et se précipite dehors, se plantant devant l'entrée d'Ardmaen en attendant l'arrivée du fameux visiteur.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Rani Thistleheart
La chanson de l'année
Messages : 94
Date d'inscription : 20/11/2016
Race : Homme-bête (loup)
Localisation : Actuellement à Nui
Profession : Barde itinérant
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 1 Jan - 16:02
Du fluff

Baby Kaan & Baby Rani

「 Maman est malade, alors on va aller chercher des remèdes pour elle, mon grand. 」 avait dit Papa.

L'enfant avait vu ce voyage comme une sorte de quête héroïque, comme s'il était un brave guerrier combattant pour les démunis. Sans attendre, à l'annonce de cette mission qu'on lui avait confié, le petit Rani avait gonflé son torse en regardant très sérieusement son père dans les yeux.

Je suis prêt Papa, on va sauver Maman !

Ils ne tardèrent pas à se mettre en route pour Ardmaen, après s'être assurés que Maman irait bien et pourrait continuer de s'occuper de la petite fille que Rani considérait comme une soeur. Les deux femmes de sa vie manqueraient beaucoup au petit garçon mais il devait être fort, parce qu'un homme ne pleure jamais, lui avaient dit les autres villageois.


Leur voyage se passa sans encombre et fut même des plus intéressants pour Rani, qui apprit de nombreuses choses sur la route grâce à son père. Il n'avait pas tout retenu mais il se souvenait au moins que tout l'avait émerveillé, des plantes comestibles aux petites bestioles sauvages qui traversaient parfois le chemin cahoteux qu'ils empruntaient. Dormir sous une toile lui avait donné l'impression d'être un explorateur dans un monde perdu et il put même jouer de la flûte comme lui avait appris Maman, pour divertir Papa au coin du feu, le soir venu.

Ils arrivèrent enfin en vue de la capitale, où l'herboriste que connaissait Papa les attendait. Rani avait compris que Papa lui avait envoyé une lettre avant de venir, pour le prévenir de quoi souffrait Maman et pour que la madame prépare les bons onguents et breuvages. Le garçon s'attendait à des liquides visqueux, à l'odeur tout aussi affreuse que l'aspect et était bien impatient de voir à quoi les remèdes de Maman ressembleraient.


En passant la porte, le petit enfant tendit la carte de la capitale à son père, qui n'était absolument pas habitué à ce dédale de pierre et immédiatement, ses yeux furent attirés par un autre garçon qui attendait là. Il n'était pas comme les autres, il était un peu comme Papa et Maman mais pas totalement, parce que eux, ils n'avaient rien de visible. Lui, le garçon, il avait des oreilles sur la tête, ce qui fit glousser Rani qui le pointa du doigt en tirant la manche de son père.

Papa, regarde lui ! On dirait un homme-chat.

Papa fit une grimace sans même lever le regard de sa carte et se hâta de mettre la main devant la bouche de Rani, qui sentit qu'il avait dit une bêtise.

「 Rani, qu'est-ce que je t'ai déjà dit à propos de ça ? On n'en parle pas, c'est secret. 」 fit Papa à voix basse avant de retourner à l'examen de sa carte.

Des petites rougeurs apparurent sur son visage rond alors qu'il détournait le regard de l'étrange garçon. Il aurait tellement voulu toucher ses oreilles…


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kaan
Frère du Purgatoire
Messages : 35
Date d'inscription : 22/11/2016
Race : Sang Pur – Puma
Localisation : Souvent à Væli ☼
Profession : Voleur – Mercenaire
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 3 Jan - 17:58
Il y a des silences qui en disent long comme il y a des paroles qui ne signifient rienRani ♥
Son regard est braqué sur l'horizon sans pour autant crocher au moindre détail. Ses prunelles reflètent le paysage montagneux, mais les images ou les sons qu'il perçoit de manière étouffée ne parviennent pas à déclencher le moindre écho en lui, le moindre frémissement. Il est là sans véritablement être là.

« Papa, regarde lui ! On dirait un homme-chat. »

Pourtant, une phrase parvient à percer la bulle de tranquillité et d'imaginaire dont il s'est entouré. Une voix enfantine lui percute les tympans et le fait violemment sursauter, alors que son attention se rive enfin sur son environnement ; sur un môme, en l’occurrence. Un peu gêné de ne pas avoir vu l'arrivée de la personne qu'il était censé accueillir, il regrette un instant de ne pas avoir les mains libres pour agripper sa queue en un tic de gêne...

« ... Je suis un puma, pas un chat ! »

Askaywen ressent le besoin de contredire, de se justifier, de paraître plus que ce qu'il n'a l'air... Il ne s'attarde toutefois pas plus sur ce détail, désireux de terminer une des rares missions qu'on a bien voulu lui donner. C'est pourquoi il s'approche avec une certaine timidité de l'adulte, craignant que ses actes correspondent à celles des villageois qu'il côtoie, ou qu'il finisse par se rendre compte de “l'engeance démoniaque” qu'il a en face de lui et que son comportement ne se détériore.
Il redoute que ses paroles n'aient pour but que de l'écorcher.
Il redoute que ses mots ne grattent la croûte difficilement cicatrisée de sa confiance pour que le sang ne recommence à couler...

« Hm... Bonjour, bienvenue à Ardmaen ! ... L'herboriste du village m'a demandé de vous livrer votre remède. »

Ses oreilles touffues aplaties sur son crâne, il tend la petite boîte en bois, le minois levé en direction de cet homme qui, pour le coup, lui semble si grand. Peut-être est-ce parce qu'il s'agit d'un papa et que tous les papas possèdent cette aura protectrice, mais menaçante à la fois pour quiconque en voudrait à son petit ? Un instant, il les envie. Lui aussi, il aimerait pouvoir partir à l'aventure avec un parent, aller d'un village à un autre...

Enfin, ses iris hétérochromes se posent sur le petit blondinet et ne le quittent plus. Il n'a pour une fois pas à lever la tête pour observer quelqu'un mais se retrouve à devoir la baisser. Avec un petit sourire se voulant engageant, le puma s'accroupit devant le petit bout –qui n'a sûrement pas plus de six ans– et cherche dans le regard de celui-ci la moindre trace de méchanceté... en vain. Avoir un enfant ne le jugeant pas est tellement inhabituel qu'il a un instant l'impression qu'une boule s'est logée dans sa gorge.

« ... Comment tu t'appelles ? »

L'appréhension s'étant volatilisée, ses oreilles se remettent à frétiller sur le sommet de sa tête et sa voix s'échappe d'une façon plus fluide.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Rani Thistleheart
La chanson de l'année
Messages : 94
Date d'inscription : 20/11/2016
Race : Homme-bête (loup)
Localisation : Actuellement à Nui
Profession : Barde itinérant
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 3 Jan - 23:57
Du fluff

Baby Kaan & Baby Rani

Le garçon parla et Rani fut absorbé par ses paroles, les yeux brillants. Un puma… Il lui semblait qu'un habitant de son village dans la forêt était de ce type là, avec ces oreilles rondes et duveteuses. Alors que l'inconnu s'approchait, le petit blond trépigna presque d'impatience : il venait vers eux, il pourrait le regarder de plus près ! Papa, quant à lui, était plus réservé mais souriait tout de même, encourageant le garçon timide à venir vers eux.

Le garçon tendit la boîte qui sauverait Maman et s'accroupit vers Rani, qui se cacha un peu derrière le mince abri que pouvait offrir la jambe de son père, toujours en dévorant des yeux celui qui l'intriguait tant. Il était impressionné par cet être plus grand que lui, même s'il avait l'air gentil avec son sourire et ses oreilles. Celui-ci lui demanda alors son prénom et le blondinet sortit courageusement de sa cachette de fortune.

« Rani ! Et toi monsieur ? »

Le gamin s'approcha alors du "monsieur" accroupi face à lui, agrippa un bout de son vêtement et le fixa de ses grands océans ronds un long moment, intrigué, jusqu'à ce que son père ne brise le silence.

« Jeune homme, je te laisse garder mon fils un moment s'il te plaît. Je dois aller parler avec ta patronne en même temps que lui remettre le paiement. Rani, tu restes sage et tu n'embêtes pas le grand frère.
- Oui Papa, juré ! »

Papa avait confiance en l'inconnu, c'était indéniable, autrement il ne lui aurait pas laissé son fils. Mais il s'était dit que le gamin avait l'air gentil et arracher Rani à sa curiosité eût été bien cruel. Il s'éloigna donc rapidement, laissant les deux enfants tous les deux.

« T'es mon grand frère ? » demanda le petit garçon, tout sautillant, content d'avoir un nouveau membre de la famille.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kaan
Frère du Purgatoire
Messages : 35
Date d'inscription : 22/11/2016
Race : Sang Pur – Puma
Localisation : Souvent à Væli ☼
Profession : Voleur – Mercenaire
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 4 Jan - 0:24
Il y a des silences qui en disent long comme il y a des paroles qui ne signifient rienRani ♥
Lentement, avec une certaine maladresse, Kaan dépose sa main dans la tignasse blonde du bambin. Ses doigts se perdent entre les mèches folles qu'il caresse, essayant de le mettre à l'aise du mieux qu'il le peut. Pas habitué aux contacts amicaux, il s'efforce pourtant de faire ce qu'il voudrait recevoir, tout heureux de voir le petit se détacher de son père pour venir plus proche encore.

« Ne m'appelle pas monsieur ! »

Ses lèvres s'apprêtent à former les syllabes dont son prénom est composé, mais il se ravise. Il les pince et se contente de répondre d'un hochement négatif de la tête, préférant ne pas lui donner son identité. Après tout, le père est présent et le môme qu'il est ne veut pas courir le risque de le voir se détourner.
Askaywen. Un prénom véritablement maudit.
Un rattachement à la mère qui, même absente, lui fait du tort.

« Grand frère... ? »

Autant dire qu'il est surpris de voir l'adulte lui laisser la garde de son enfant. Jamais quiconque ne l'avait laissé seul auprès de quelqu'un d'aussi jeune, par crainte qu'il ne finisse par l'égorger, voire pire. Alors il reste là, comme deux ronds de flan, indécis quant à la marche à suivre...

« Si tu veux. Je veux bien être ton grand frère ! Mais tu dois bien m'écouter d'accord ? »

L'attrapant par la main, il noue ses doigts aux siens avant de le tirer un peu plus loin, ses yeux parcourant les environs. Les villageois ne semblent pas de sortie –ou du moins pas à proximité de l'entrée–, ce qui lui laisse l'occasion de s'amuser un peu sans subir de critiques ! Il préfère néanmoins aller se cacher, voire planquer Rani comme s'il était un trésor irremplaçable, pour ne pas risquer d'être interrompu ou grondé.

« ... On va jouer à un jeu ! Tout ce que tu dois faire, c'est me suivre ! »

Toutefois, le gamin n'a aucune idée de l'endroit où emmener Rani. Il lui faut un lieu à l'abri des regards, mais où ? Un instant, le lac de la lune s'impose dans ses pensée, mais il le refoule bien vite ; c'est bien trop loin pour qu'il ose y emmener son nouveau petit frère. Fermant les yeux le temps que durent ses réflexions, il finit par trouver et offre une large risette à son ami, tout fier.

Se mettant aussitôt à courir en direction de la sortie du village, il tire le petit par le bras... avant de se rendre compte que ses foulées ne font que la moitié des siennes. S'excusant piteusement, il s'arrête le temps de se baisser.

« Attends... monte sur mon dos, on ira plus vite ! »

Les bras tendus en arrière, Askaywen attend que le plus jeune ne grimpe pour lui attraper les jambes et les placer de part et d'autre de sa taille. Il se remet ainsi à marcher, bien qu'il doive souvent se stopper pour être certain de ne pas entraîner Rani dans sa chute, et sent que son cœur s'allège à chaque pas. Un amusement sans nom lui fait fourmiller les veines tant le bonheur de pouvoir enfin jouer avec quelqu'un l'enivre...

« Accroche-toi bien, hein... On arrive bientôt ! Regarde ! »

Au fur et à mesure qu'ils avancent, de doux clapotis se font entendre ; le fleuve d'Ardmaen s'offre bien vite à leurs regards de bambins aventureux !

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Rani Thistleheart
La chanson de l'année
Messages : 94
Date d'inscription : 20/11/2016
Race : Homme-bête (loup)
Localisation : Actuellement à Nui
Profession : Barde itinérant
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 6 Jan - 22:39
Du fluff

Baby Kaan & Baby Rani

La réponse positive du garçon quant à son nouveau statut de membre de la famille réjouit Rani qui se mit à gigoter sur place en riant, tout heureux qu'il était. Le pouce fraîchement fourré dans sa bouche, il acquiesça à l'ordre de son nouvel ami et le regarda de ses yeux curieux, attendant la suite.

« Puma, puma ! Grand frère ! Puma ! chantonna-t-il sur un air dont lui seul avait les notes en tête. »

Son grand frère lui attrapa la main et Rani, content, serra ses doigts entre sa petite menotte encore ronde de bébé. L'annonce d'un jeu le rendit encore plus excité et sans attendre, il se colla encore plus au garçon pour ne pas se laisser semer. Malgré cela, ils ne bougèrent pas d'un pouce : Grand Frère réfléchissait, Rani ne devait pas l'interrompre. Le plus jeune dévorait l'autre des yeux et lui rendit un sourire brillant lorsque ce-dernier eut terminé de dormir debout, selon ce qu'il avait semblé au petit.

Ils se mirent alors à courir ou du moins, pour Rani, à trotter aussi rapidement que ses petites jambes de faon le lui permettaient mais il ne dit rien, n'osant pas contrarier Grand Frère. Mais ce dernier s'arrêta bien vite, se rendant apparemment compte que Rani ne pouvait pas suivre.

« Désolé… s'excusa aussi le petit loup, tout penaud. »

Mais la perspective de monter sur le dos du garçon illumina bien vite son visage et sans se faire prier, il grimpa sur sa monture volontaire. Voir le monde d'en haut, c'était vraiment quelque chose ! Rani s'enivrait de cette sensation de grandeur - toute relative - qu'il avait sur le dos de son nouveau frère. Il lui arrivait même de gigoter et crier comme un petit fou dans le vent, tapotant en même temps les épaules du plus âgé pour finir par se calmer et observer les alentours, tout curieux.

Une immense étendue brillante se présenta bientôt à leurs yeux, remplissant d'anticipation le petit être qui se croyait grand. Rani ne put s'empêcher de lâcher un oh d'admiration en voyant ce paysage qu'il avait vu en bien plus petit, à quelques endroits de la forêt.

« C'est une grande rivière ! s'exclama-t-il, tout fier de reconnaître ce qu'était ce bras d'eau. »

Il pointa alors du doigt cette rivière à son grand frère et demanda, curieux.

« Tu sais pêcher ? Et sacher ? Mon papa il sache avec des gens, il a une grande lance et WOUH ! il tue les… Euh… Des animaux avec des cornes. Et pis on les mange après ! »

Rani était tout fier de raconter les exploits de "sache" de son père, parce qu'il rêvait de faire la même chose plus tard : ramener plein de nourriture au village et chanter aussi, comme Maman.

Leur périple jusqu'à la grande rivière était presque terminé, bientôt il put descendre du dos de son frère-monture et courut dans l'herbe bien verte en riant fort.

« Grand frère, on fait quoi là ? »


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kaan
Frère du Purgatoire
Messages : 35
Date d'inscription : 22/11/2016
Race : Sang Pur – Puma
Localisation : Souvent à Væli ☼
Profession : Voleur – Mercenaire
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Jan - 20:05
Il y a des silences qui en disent long comme il y a des paroles qui ne signifient rienRani ♥
Les rires et les cris du bambin agissent comme mille rayons de soleil sur lui ; ils l'emplissent d'une chaleur caressante et suffisent à faire naître une large risette sur ses lèvres. Tenant fermement le petit sur le dos, Askaywen continue de s'élancer sur le petit chemin qui, depuis l'entrée d'Ardmaen, serpentait jusqu'à des flancs moins escarpés de la montagne. Écoutant silencieusement les babillages de Rani, il se contente parfois de hocher la tête ou de lui lancer un regard pour lui faire comprendre qu'il l'écoute et continue sa marche, atteignant la fameuse « rivière » – bien qu'il s'agisse plus d'un fleuve – dont il parlait.

« Je ne sais pas pêcher non... »

Les villageois n'ont jamais voulu le prendre avec eux lorsqu'ils s'en allaient attraper quelques prises, ce qui réduit considérablement ses connaissances à ce que racontent les livres ou les anciens. L'enfant puma ne garde néanmoins pas son amertume, celle-ci rapidement chassée par l'entrain de son nouveau petit frère. Il note donc l'amour que semble porter le gamin à son paternel avec un léger amusement, s'agenouillant d'ailleurs devant ce dernier pour délicatement lui pincer le nez.

« Tu aimes beaucoup ton papa, hein ? »

Pêcher, chasser, cueillir... toutes des activités qui lui font bouillonner le sang ! On ne le laisse cependant que regarder de loin alors, lorsque la situation le lui permet, il se plaît à détailler les faits et gestes des plus âgés en vue d'apprendre quelque chose. Ainsi, l'idée de partir accomplir toutes ces choses avec une personne de sa famille lui paraît être une des choses les plus incroyables d'Osa'alia. Il ne peut donc que comprendre l'enthousiasme et le respect de Rani à l'égard de son papa.

Ses épaules se haussent à sa question. Lui non plus ne sait pas spécialement quoi faire, désormais qu'ils se sont distancés d'Ardmaen. Le climat saisonnier ne leur permet pas d'innombrables activités et, vu l'âge du petit, demeurer statique à observer les clapotis du fleuve n'est pas imaginable.

« Hm... Je ne sais pas trop. Il fait un peu froid pour aller dans l'eau, mais on peut jouer à côté ! »

Tenant la main de l'enfant, Askaywen s'approche du bord du fleuve pour tester la température de l'eau d'un doigt : glaciale. Nager dedans serait assurément dangereux pour la santé, malgré la bonne résistance des Ke'elawyris.

« Un peu trop froid, oui... »

Lorgnant le point d'eau puis Rani, il décide de l'embêter un peu en lui mouillant le visage. Rien de bien méchant puisque la gerbe d'eau est ridicule, mais de quoi lui offrir de petits frissons déplaisants !

« ... Tu vois ? »

Son constat est agrémenté d'un léger rire un peu étrange. L'éclat résonne du fond de ses entrailles, mais il est si peu habitué à produire ce genre de son que ce dernier lui semble quelque peu rocailleux...

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Rani Thistleheart
La chanson de l'année
Messages : 94
Date d'inscription : 20/11/2016
Race : Homme-bête (loup)
Localisation : Actuellement à Nui
Profession : Barde itinérant
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 24 Jan - 11:48
Du fluff

Baby Kaan & Baby Rani

La question ne se pose même pas, évidemment que Rani aime Papa et il le fait savoir en levant les bras haut dans le ciel avec un immense sourire.

« Ouiii ! Je te le prête si tu veux ? Même s'il doit s'occuper de Maman, il pourra aussi être ton papa ! »

Ce serait bien si son nouveau grand frère pouvait venir avec lui dans la forêt, Rani serait fier de le présenter à tout le monde et pourrait le garder rien que pour lui et faire des choses de petit frère, parce qu'il connaissait déjà le rôle de grand frère avec la petite fille que Maman gardait de temps en temps.

Curieux et sans la moindre hésitation, le gamin blond suit son aîné en tenant fermement sa main et doucement ils s'approchent de la grande rivière. L'eau est claire et il peut voir les poissons qui nagent dedans sans souci. Des fois, Rani aussi aimerait bien être un poisson pour expérimenter ce qu'ils vivent. Contrairement à son grand frère, le bras du petit n'est pas assez long pour atteindre l'eau et vérifier si elle est bel et bien froide mais il n'en a même pas besoin car bientôt il se fait asperger de liquide glacé qui tranche sur ses joues rougies.

« Ah oui c'est froid… Mais c'est pas gentil de m'arroser comme ça ! »

Rani fait une petite moue et éclate rapidement de rire. Définitivement, il s'amuse bien avec ce garçon, même s'ils ne font pas grand chose. Soudain, un éclair de génie lui vient alors qu'il observe un long moment les poissons.

« Est-ce que t'as du fil sur toi ? Je pourrais t'apprendre à pêcher ! J'en ai pas l'air comme ça, mais je sais le faire, ajoute-t-il sur un ton vraiment très fier. Sinon, on peut… Regarder les nuages ? Des fois je fais ça avec Maman, on s'allonge dans une clairière et on regarde le ciel… Mais je finis toujours pas dormir. »

Peu importe l'activité que choisira son grand frère, Rani est déjà tout excité de ce qu'ils vont faire. Même rester couché pour imaginer des choses dans le ciel l'enthousiasme, puisqu'il a un nouveau compagnon pour le faire.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...
» /!\ Grosse Quête ! Besoin de personnes [ FlashBack HRP ]
» RP flashback en 1623
» [Flashback] Les cicatrices d’un passé douloureux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Osa'alia :: Osa'alia :: Monts brumeux de Ke'elawyr :: Ardmaen-
Sauter vers: