Saison actuelle
La saison des neiges, ou saison de la nuit dans le nord du monde. La neige recouvre la terre et la nuit quasi-perpetuelle couvre le septentrion.
laisse ton temps se geler — mery

 :: Les petits papiers :: Fiches validées Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

laisse ton temps se geler — mery

avatar
Aïva
Elle taille les oreilles en pointes
Messages : 151
Date d'inscription : 20/11/2016
Race : altara
Localisation : ke'elawyr
Profession : institutrice volontaire
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 28 Jan - 22:16
Personnage
Derrière l'écran
ଏ prénom armeria louise. un mélange un peu curieux, certes.
ଏ nom
ଏ âge la vingtaine, plus ou moins. elle n'attache que peu d'importance au temps qui s'échappe puisqu'elle est, de toute façon, incapable de le contrôler.
ଏ race altara.
ଏ origine le zénith; le sommet, le toit du monde.
ଏ localisation le plateau.
ଏ emploi elle offre ses connaissances aux enfants jeunes et plus âgés, animée par le besoin de transmettre ce qui lui a été donné.
ଏ orientation elle n'a guère d'intérêt pour les créatures du même sexe.
ଏ situation ses parents entendent son souhait de trouver son âme sœur et refusent d'aller à l'encontre de sa volonté. elle est donc seule, à l'heure actuelle.
ଏ sang pur, née de parents qui le sont tout autant.
ଏ familier rien pour le moment
ଏ pseudo carré.
ଏ âge nyaaah.
ଏ autres forums
ଏ ce que t'aimes dans la vie boh.
ଏ personnage sur l'avatar zelda — the legend of zelda.
ଏ code du forum je me les valide personnellement! 8D
ଏ une parole pour finir ? miu!

Apparence et personnalité


Le temps s’échappe.
Les heures lui retournent les entrailles et y dessinent des nœuds. Elle est terrifiée, Armeria. Par les minutes qui s’égrènent. Par l’océan de sable qui s’écoule silencieusement derrière les parois transparentes.
Et Ni Ife qui tarde à rendre son jugement ; celui de lier sa vie à un autre être. Parce que la solitude lui est insupportable. Parce que l’idée de dériver sur un navire où personne ne serre ses paumes minuscules l’inquiète autant que les rides qui creusent peu à peu les visages usés de ses géniteurs.
Abîmés par la longue errance au cœur de champs qui sont leurs. Usés par les naissances successives d’enfants qui hurlent à la nuit tombée et dont les serres déchirent la peau pâle des épaules de la mère. Les quelques plumes qui subsistent dans son dos se hérissent à l’idée de devenir ainsi. D’en être réduite à prier les dieux pour qu’ils épargnent sa gueule angélique et laissent sa chevelure aussi blonde qu’à sa naissance.
La couleur de l’or colonise son corps dénué de courbes charnues ; à ses oreilles pendent des arabesques travaillées par quelque génie d’Ardmaen. À sa cheville dansent de délicates breloques en métal précieux, souvenir de l’unique voyage réalisé. Et, le cœur au bord des lèvres, Armeria caresse tendrement les objets.
Tous possèdent une symbolique.
Matérialiste à l’excès. L’amour a une forme. La haine, aussi. Le premier se présente sous les traits d’une babiole en fer blanc sans l’ombre d’un diamant, la seconde est sirupeuse comme seul le poison peut l’être. Alors, chaque cadeau est adoré — même s’il est ridicule, même s’il est sans valeur. Une chose concrète ; aussi tangible que sa candeur. Pas naïve pour un sou, non. Seulement, ses phalanges ne sont, bien souvent, que gestes rassurants et sa voix pâle dispense le savoir plutôt que les insultes. Même si son langage en connaît, évidemment.
Même si elle en use lorsqu’une agression se répercute dans l’air, à l’égard de ses proches ou d’un enfant.

Histoire

Ce ne sont que des mots jetés au hasard sur une feuille de papier. Des moments fugaces et passés qu’elle se remémore, de temps à autre, lorsque l’instant s’y prête. Le début, un cœur qui tente de s’éveiller. Un organe malingre qui s’agite péniblement et se soulève avec l’énergie de celui qui refuse son funeste sort ; de l’enfant qui souhaite vivre sans en connaître la définition. Des poumons qui se chargent d’oxygène et exhalent le doux poison par des lèvres qui hurlent et hurlent encore. Des cris qui se répercutent dans une chambre où s’entassent déjà d’autres corps plus âgés, où se voûte une mère affligée par les rides dessinées dans l’albâtre qu’est son visage.
Tous parés de cheveux couleur d’or mais sans le sou. Tous lovés d’étoffes malhabiles à mesure que les années  cruelles y esquissent des trous que la génitrice rapièce sans discontinuer.
Sans faiblir.
Et, peu à peu, le manque s’installe. Jusqu’à ce qu’une femme infertile se perde dans les hauteurs, loin des siens. Une enfant de la trentaine, si ce n’est moins. Une gamine qui, larmes sur les joues, évoque sa stérilité.

J’ai un enfant que je ne peux pas élever.

L’autre écarquille les billes comme s’il s’était échappé de cette bouche un merveilleux sutra destiné à chasser tous ses démons intérieurs. Elle s’en retourne à la cité de pierre où elle trouve son époux, étranglée par les sanglots et son sourire.

J’ai trouvé un enfant ! J’ai trouvé un enfant !

Le mari s’étonne et se décompose, soudainement privé de paroles ; il se contente d’acquiescer, sans comprendre. Il préfère simplement croire aux chimères balancées par son aimée plutôt que de chercher de plus amples explications.
Enfant volé, ça lui va. Enfant abandonné, il lui donnera son nom et chassera ses cauchemars de sa grande paume chaleureuse. Alors c’est à deux qu’ils affrontent les cieux qui frôlent la montagne et rencontrent ledit bébé d’opale. Un môme à la tête couverte par des filaments de la même nuance que le soleil et aux yeux aussi pâles que l’aurore.

Elle saura qui vous êtes, chuchote celle qui est désormais mère sans lien de sang.

L’autre opine seulement du visage, partagée entre le réconfort de savoir sa progéniture entre de bonnes mains et l’horreur de renoncer à la chance d’être appelée encore maman. Mais son regard croise ceux de ses quatre autres enfants et son cœur se rassérène.

Je compte sur vous.

Armeria rencontre les bois pour la première fois, écrasée contre une autre poitrine fébrile — enveloppée par les rires, elle gazouille sur les sentiers et ses mains minuscules cherchent à faucher les mèches roussâtres de la platéenne.
Et les semaines s’écoulent.
Une à une. Succédées par les mois et les années. Durant la saison chaude, la famille s’échine à avaler les marches invisibles qui les séparent des sommets où l’angelot redécouvre le village altaro où ses prunelles se sont ouvertes pour la première fois.
Ses parents et ses frères aussi. Ils y restent deux jours avant de regagner l’effervescence de la cité enclavée, sans que jamais le rejeton ne se demande qui elle est.

Et le temps s’envole encore.
De l’enfance, il ne reste déjà plus grand chose ; seulement sa tendre candeur et les croissants joviaux qu’elle destine à tout le monde et à n’importe qui. Chaleureuse comme un astre, elle accède à la connaissance par le biais de ses instructeurs et, lorsque l’âge adulte se présente, elle offre son savoir aux curieux des générations suivantes.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Rani Thistleheart
La chanson de l'année
Messages : 94
Date d'inscription : 20/11/2016
Race : Homme-bête (loup)
Localisation : Actuellement à Nui
Profession : Barde itinérant
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 8 Fév - 13:58
Marry me !

Voilà, je valide. Bisous. ♥

Tu peux désormais aller recenser ton avatar, faire ta fiche de liens si tu le désires, ouvrir un journal pour tenir tes rps à jour et aller demander un rp.

En te souhaitant une belle aventure dans le monde d'Osa'alia !
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Regardez ça aller. Est-ce que je tire trop fort sur la laisse de l'animal?
» Laisse la force te guider [libre]
» Un Temps pour chaque chose:Le Choix Judicieux
» "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! ..."{Frédérick & Milena}
» Prix du petrole a travers le temps

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Osa'alia :: Les petits papiers :: Fiches validées-
Sauter vers: