Saison actuelle
La saison des neiges, ou saison de la nuit dans le nord du monde. La neige recouvre la terre et la nuit quasi-perpetuelle couvre le septentrion.
A tous ces infidèles | Lexah.

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A tous ces infidèles | Lexah.

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Lun 30 Jan - 9:51
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❝ Elle était de ce genre qui me laissait rêveur.❞A tous ces infidèlesSois fière, je crois que j’y suis parvenu. J’ai finalement mis le doigt sur ce qui clochait, sur ce qui me rongeait toutes les nuits. Sur ce qui gardait mes yeux ouverts à contempler ce plafond si blafard et sans histoire. J’avais beau tendre la main vers ce côté de lit, elle grattait toujours l’inexistant, comme si ta présence n’était qu’une chimère. Comme si tu n’existais pas. Et Lexah, tu es si belle quand tu souris, quand tu portes des robes juste pour paraître jolie aux yeux de la foule. Lexah, tu es si joyeuse même quand tu pleures, jamais je ne me lasserais de toi. Mais toutes ces nuits sont semblables, elles ne mènent à rien, nous pourrions discuter de choses futiles pour s’échapper un peu du monde, tu ne crois pas ? On pourrait vivre une seconde vie. Cependant c’est impossible et tu le sais, tu n’es jamais là. Ces draps bordés d’un fil argenté, ces baldaquins en soie qui pourraient couvrir ton corps, ils n’ont aucune valeur s’ils ne sont point utilisés, et qui suis-je pour me permettre d’affirmer que je le fais déjà très bien tout seul. Dis-moi.

Encore aujourd’hui je sais que mes yeux ne verront point l’obscurité, il me suffit de me relever, l’air perdu et triste, d’avoir ce torse imberbe dressé tandis que mes jambes se confortent dans une chaleur illusoire. Je suis seul. Je serai toujours seul. Je les empoigne, je les jette sur le côté sans que mon faciès n’exprime la moindre haine, mais Lexah tu t’en fiches, tu ne t’occuperas jamais de moi comme tu t’occupais d’Aerhan. Qui-suis alors pour prétendre être ton fiancé ? Pas le moindre baiser si ce n’est ceux que l’ont fait de courtoisie pour le peuple, ces mêmes baisers qui s’effectuent au coin de la lèvre et qu’on s’empresse d’oublier. Pas le moindre partage, nous sommes deux âmes solitaires, deux âmes qui ne pensent qu’à elles-mêmes. Egoïste et sans faille. Néanmoins, sais-tu tout le mal que je me suis donner ? Tous les efforts que j’ai dû produire pour en arriver là ? Tu me le reproches peut-être, mais la faute n’est pas mienne. Tu n’as rien perdu Lexah. Avec la richesse du monde je comblerai tes peines, tu n’auras plus à pleurer, tu n’auras plus à te soucier du mal que tu as pu ressentir car demain tu l’auras déjà effacer de ta mémoire.

En quoi suis-je différent de lui ? Ce n’est pas la carrure. Ce n’est pas le statut. Je suis tout aussi riche, tout aussi beau. Pourtant tu me haïs. Ne vois-tu point ma colère ? Je tente pourtant de la dissimuler, c’est idiot. Je sais que toi non plus tu ne dors pas, la nuit semble être douce, le ciel est dégagé, de la fenêtre on peut apercevoir les étoiles comme personne auparavant. Ce sourire se glisse sur mes lèvres, mélancoliquement. Je n’ai qu’à faire cela alors. Mes bras s’engouffrent dans cette chemise crème, mal attachée et mes jambes se nichent dans un bas trop serré. Je n’ai plus qu’à dévaler les escaliers, en espérant ne réveiller personne. Je n’ai qu’à leur dire que je suis un peu affamé. Tout cela pour venir te voir.

Je parcours de mes doigts les murs grenus et trop anciens pour espérer survivre encore jusqu’à notre mort, le palais n’est plus qu’un tas de mur et de fenêtre une fois la nuit tombée. Adieu l’or scintillant, l’argenterie resplendissante. Tout est terne. Tout est mort. Tout n’est que luxe incompris. Que vont-ils me dire s’ils me croisent ? Ils vont me laisser enfermer dans ce foutu palais, jamais je ne pourrais sortir. Mais cela m’importe peu Lexah, car j’ai en ma poche quelque chose de bien plus précieux, cette chose qui me pousse à venir te voir. Je veux que ton sourire soit véritable, je veux que tes yeux pétillent d’impatience. Tellement de pièces à vivre que je ne sais où donner de la tête, fort heureusement cette porte est bien plus aisée à trouver. De verre et de fer, une structure ingénieuse qui laisse entrevoir le monde qui l’entoure. La porte sur le monde.

J’abaisse la poignée et me voilà sur le balcon, sur ce faux balcon aux escaliers latéraux et aux colonnes factices. N’est-ce pas magnifique ? Cette eau reflétant les étoiles, ces roses devenues livides et ces feuilles noires. Tout est bien plus beau ici. Des pas nonchalants, un coude qui se pose sur la rambarde et toujours ce soupir éternel dans ma voix. Tu es belle même quand tu es décoiffée, quand tu es là à m’ignorer, contemplant les astres. Si je tends ma main, cette fois j’attraperais la tienne, mais je ne veux pas t’importuner. Je veux juste te voir heureuse, te voir radieuse.

« Je suis venu m’excuser. »

M'excuser de tous ces tords qui te laissent de marbre, de cette vie misérable qui t'as été offerte, de ce mariage que tu ne désirais pas.
De ce regard que je te porte.
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