Saison actuelle
La saison des neiges, ou saison de la nuit dans le nord du monde. La neige recouvre la terre et la nuit quasi-perpetuelle couvre le septentrion.
Et tu cours, tu te raccroches à la vie. - Seythan.

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Et tu cours, tu te raccroches à la vie. - Seythan.

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Rani Thistleheart
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Lun 19 Déc - 13:21
Myrkur night fever

Rani & Seythan

Un simple passage dans les bas-quartiers d'Ypsokhrisòs avait suffi à Lei, un des plus jeunes enfants de la troupe, pour tomber malade. La saison des neiges n'était jamais clémente mais cette fois-ci, c'était pire encore. Le gamin avait une fièvre qui refusait de descendre, peu importe les herbes médicinales que lui donnait l'herboriste de la troupe.

Rani connaissait l'existence d'un guérisseur renommé dans le Rhivarion, tant pour ses talents à soigner que pour la peur qu'il inspirait. Il avait suggéré cette idée à ses compagnons, qui s'étaient refusés dans un premier temps à offrir le jeune garçon en pâture à un des sauvages du Coeur de Verdure mais en voyant que celui-ci ne guérissait pas, ils n'eurent pas d'autre choix que céder à cette solution. Rani fut donc chargé d'escorter l'enfant, puisqu'il connaissait mieux la forêt que les autres saltimbanques même s'il n'avait vécu que quelques années dans un petit village à la limite de Ke'elawyr.

Le jeune barde improvisa un harnais pour pouvoir garder l'enfant au chaud contre lui et l'accrocher facilement à son corps, qu'il soit humain ou loup. Commença alors son voyage au coeur de la méfiance. Il adressa une prière silencieuse à Wyrddal afin qu'il guide ses pas sur les sentiers invisibles de la forêt, espérant aussi ne faire aucune mauvaise rencontre. Le seul détail que Rani n'avait pas livré à ses compagnons de route, c'est qu'il ne connaissait pas la localisation exacte du guérisseur qu'il cherchait et qu'il pouvait tout aussi bien se déplacer même pendant la saison des neiges.

En alternant forme humaine et animale et malgré son énergie qui s'épuisait petit à petit, il ne mit que quelques jours à atteindre le coeur du Coeur de Verdure. Au soir du cinquième jour, Rani installa de nouveau leur campement de fortune, fait de branchages morts et d'une toile qu'il avait apporté. Il fit bouillir de la neige récupérée çà et là pour hydrater Lei, dont la fièvre ne baissait pas et écouta piteusement son ventre grogner : il n'avait pas eu le temps de chasser, seulement celui de courir.

Rani était épuisé, il n'avait plus envie de bouger. Il n'était même pas certain de trouver le guérisseur, ni même si celui-ci serait en mesure de soigner Lei. Peut-être que tout ce qu'il avait fait jusqu'à maintenant était inutile et qu'il reviendrait seul. Une fois de plus, le jeune homme se retrouva hypnotisé par les flammèches qui se déhanchaient devant ses yeux et se laissa sombrer dans le sommeil, sous la couverture de laine qu'il avait emporté avec la toile, serrant le petit être brûlant contre lui.


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Mar 20 Déc - 17:33
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ET TU COURS, TU TE RACCROCHES À LA VIE



Les premières neiges étaient finalement arrivées. Bientôt, les terres du Nord se recouvriront d’un épais duvet d’un blanc immaculé. Les bêtes hiberneraient pour laisser passer la froide saison et par conséquent chasser ne s’en trouvera que plus difficile. C’est ainsi que le rythme du monde battait la mesure au rythme de la vie et plus particulièrement à celui de l’économie. En ce début de saison morne, une peau de bête se monnayait à prix d’or. Ainsi le chasseur réservait ses meilleures prises durant la saison du brasier pour plus tard les troquer à la hausse durant Myrkur. Chasseur, Guérisseur et fin marchand, Seythan avait plus d’une corde à son arc.

Cependant, il répugnait à commercer. Sortir des bois et échanger avec des étrangers…. Néanmoins, les outils ou une bonne lame ou bien encore quelques ingrédients nécessaires à certains remèdes, toutes ces choses il ne pouvait se les procurer dans le cœur de verdure. Le voici alors qui revient de l’un des villages frontaliers, à la lisière des bois. Enfant on le regardait de travers alors qu’il se rendait dans ces lieux de perdition. Voir l’argent, les jeux, l’alcool et les vices hanter ces endroits le dégoutait. Et pourtant, dans toute cette débauche qui symbolisait bien à ses yeux le mode de vie des étrangers, c’était lui qui passait pour le marginal. Aussi, rien n’avait changé aujourd’hui. On se méfiait tout autant de lui et lui ne se rendait jamais à l’extérieur sans son arc, son carquois de flèches ainsi que son coutelas.

Jamais il ne s’attardait plus que de raison. En terrain découvert il était bien plus facile de l’atteindre alors que dans sa forêt il était un gardien intouchable, ombre parmi les ombres. Une bonne hache, des pièces et plusieurs graines et denrées du monde au-delà de sa vue, voilà ce qu’il en tira du commerce du jour. Sans demander son reste, il quitta les lieux non sans détours, non sans prendre le soin de cacher sa destination à la vue des plus envieux. Certains le suivaient, mais toujours il réussissait à les semer. Parfois il prenait le soin de ne pas les distancer, de les laisser s’approcher jusqu’arriver aux portes de son royaume. Et là, à l’abri des regards indiscrets, caché du monde extérieur la forêt ne faisait plus qu’une bouchée de ces derniers. Une forêt qu’il gardait avec attention et qu’il chérissait.

Les heures défilaient. Rien ne pouvait entraver la course du temps. Un temps qui jouait contre lui. Il était en retard sur ses prévisions, car comme à l’accoutumé il avait fait attention à ne pas laisser de trace derrière lui. Là, il assista à une scène qui le mit hors de lui. Un étranger s’était endormi devant un feu mourant. Approchant en toute discrétion, il remarqua que ce dernier était en compagnie d’un enfant. Si le tuer avait été sa première intention, il se ravisa ensuite alors que dans ses prunelles claires se reflétaient les dernières flammes du feu de camp et ce rien de folie qui le caractérisait tant.
Sans faire de bruit, il prit place et se chargeait même de raviver le feu tout en observant celui qui dormait. Etait-il seul ? Pourquoi est-ce qu’il était ici et où se rendait-il ? Autant de questions qu’il lui poserait lorsqu’il sera de retour du pays des rêves.







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Rani Thistleheart
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Jeu 22 Déc - 23:45
Myrkurday night fever

Rani & Seythan

Le sentiment d'impuissance autant que la fatigue accumulée ces derniers jours avaient eu raison de Rani, qui s'était laissé glisser dans le sommeil sans demander son reste. Ce fut un repos sombre, sans rêve et court. Il fut réveillé par Lei qui s'agita contre lui, toujours aussi brûlant. Le jeune barde n'était pas guérisseur mais il se doutait que ce n'était pas qu'un simple rhume et que de la neige bouillie pour l'hydrater ne ferait rien de plus que cela.

Sortant petit à petit de sa torpeur au même titre que ses sens animaux, Rani sentit une présence près de lui, différente de Lei. Ou plutôt, il entendait des bruits non loin. Le feu crépitait encore joyeusement mais il était sûr qu'il avait dormi assez longtemps pour que les dernières flammes soient réduites à l'état de braises… Ce n'était donc pas un animal qui se trouvait là et aurait pu rallumer le minuscule foyer. Devait-il ouvrir les yeux et fondre sur l'intrus sans même savoir quelle force il avait ? Surtout que Rani n'avait emporté avec lui qu'une petite dague, facile à transporter dans le mince ballot qu'il avait amassé pour le voyage.

Préférant jouer la sécurité pour ne pas risquer la vie de Lei, qui était déjà sur le fil, le blond ouvrit simplement les yeux et examina cette fameuse présence. Un homme, plus grand et plus carré que lui. Il avait bien fait de ne pas l'attaquer avec sa pauvre petite dague....

「Vous faites quoi ici ? 」

Sans politesse aucune, cette question incongrue vint se poser comme un cheveu sur la soupe : c'était plutôt à cet inconnu de lui poser cette question, puisqu'il semblait être un Viridien. Voilà bien la chance de Rani, tomber sur un des habitants de la forêt. Peut-être n'était-il pas dangereux mais par précaution, sous l'épaisse couverture de laine, le barde tira sa dague de son fourreau. Il ne l'utiliserait qu'en cas de nécessité, mais il préférait prévenir que guérir, ironiquement parlant.

Lei choisit ce moment pour tousser et grogner dans son sommeil délirant alors comme pour le rassurer, Rani caressa doucement le haut de sa tête tout en le berçant contre son coeur. Le pauvre gamin assommé par la fièvre ne se rendait même pas compte du danger autour de lui et il aurait très bien pu mourir qu'il ne le remarquerait. Le jeune homme reporta ses deux océan sur l'inconnu et le fixa pour ne pas se laisser hypnotiser par les flammes.


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Dim 1 Jan - 20:41
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ET TU COURS, TU TE RACCROCHES À LA VIE



Ce que je fais ici ?

Et il lança du bois sur le feu pour le raviver. Une fois qu’il eut reformulé la question et après un sourire, il observa les flammes consumer la bûchette.  Le vent soufflait et faisait s’agiter la robe rousse et des braises s’en échappèrent. Le feu luisait à travers son regard. Comme deux miroirs qui ne sauraient mentir en cet instant, l’homme avait dans le regard une expression terrible et le visage grave. En alerte, les sens aiguisés, tout chez lui transpirait son assurance et sa potentielle dangerosité. Il dégageait une aura non pas malsaine, mais intense et presque palpable.

La nuit dévore ton tout jeune ami comme le feu consume le bois. Et tout ce que tu souhaites savoir est la raison de ma présence ici, étranger ?

Lentement, il tourna les épaules vers son vis-à-vis. Le son de sa voix était à son image, à la fois grave et envoutante. Un arc dans le dos, un coutelas à la ceinture et une peau de bête sur le corps qui retenait la chaleur de son corps, il ne détachait pas son regard de l’étranger. A tout instant, il pouvait fondre sur lui ou continuer la discussion jusqu’au lever du soleil. Il n’avait pas encore tranché et d’un geste simple de la main il invitait à nouveau l’autre à parler.

Je te laisse choisir tes mots à nouveau, car il t’appartient plus de me dire pourquoi toi tu es ici ?



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Rani Thistleheart
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Lun 2 Jan - 22:34
Myrkurday night fever

Rani & Seythan

Lorsque l'inconnu répéta sa question, Rani se sentit stupide. C'était plutôt lui qui n'avait pas grand chose à faire ici, tout seul avec un enfant malade. Un frisson parcourut son échine lorsque les flammes se ravivèrent de nouveau, dévorant le bois à une vitesse folle. Le jeune homme continua de bercer Lei et laissa son regard glisser un instant sur lui, lorsque le Viridien le mentionna.

« Je… » allait-il commencer, avant de se raviser.

Que pouvait-il bien ajouter ? L'homme avait raison, sa question était vraiment stupide alors qu'il aurait pu demander sans ambage si l'autre connaissait un guérisseur. Rani le fixa de ses prunelles bleues, jaugeant le risque de se mesurer à lui et le risque était grand. L'inconnu était plus grand, plus carré, plus armé que lui. En bref, le barde était impuissant même en usant de ses gènes extraordinaires : une transformation le desservirait, le laissant affaibli plutôt que fort. Rani n'hésita donc pas à répondre rapidement à l'homme qui l'invitait à parler.

« Il est malade, commença-t-il en désignant Lei du menton, et je sais qu'un guérisseur doué vit dans le Coeur de Verdure. Je voulais l'y emmener mais… J'ignore où se trouve le guérisseur. »

Une lueur dépitée apparut dans ses yeux qui reflétaient les flammes. Une fois de plus, le jeune homme se sentit abattu. Elles étaient rares ces occurrences, mais lorsque cela arrivait, il redevenait le gamin apathique qu'il était lorsque sa mère était morte et se morfondait sur son sort. Malgré tout, ce chasseur qui était apparu devant lui n'avait pas l'air fondamentalement sauvage, même s'il fallait toujours se méfier, c'était peut-être une chance pour Rani.

« Est-ce que vous sauriez où il vit par hasard ? »

Intérieurement, le barde priait Ni Ife de le mettre sur la bonne voie.


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